Points clés de l’article
C’est une réalité économique que beaucoup ignorent encore : en dix ans, la hiérarchie des coûts de l’énergie a été totalement bouleversée. Le solaire n’est plus une énergie « subventionnée » ou « coûteuse », c’est aujourd’hui le moyen de production le plus compétitif du marché. Pour nos territoires, ce n’est pas seulement une question d’écologie, c’est une opportunité budgétaire immédiate.
Il y a 15 ans, produire un mégawattheure (MWh) solaire coûtait cher. Aujourd’hui, la logique s’est inversée. Grâce à la maturation technologique et à l’industrialisation massive, le solaire est devenu l’arme anti-inflation par excellence pour les communes et les entreprises.
La chute vertigineuse des coûts (-89%)
En chiffre
Les chiffres de référence sont ceux du LCOE (Levelized Cost of Energy), qui calcule le coût complet d’une énergie sur toute sa durée de vie (construction, opération, démantèlement).
Selon le rapport de référence de la banque Lazard et de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) :
- Le coût de production du solaire photovoltaïque a chuté de 89 % entre 2009 et 2024.
- En France, le coût complet d’un grand parc solaire au sol se situe désormais entre 45 et 60 €/MWh.
La comparaison est sans appel : à titre de comparaison, le coût complet du nouveau nucléaire (EPR) est estimé par la Cour des Comptes et les futurs projets à plus de 70 voire 100 €/MWh. Le solaire est donc structurellement moins cher à produire que les nouvelles capacités thermiques ou nucléaires.
Le fait à retenir
L’AIE a couronné le solaire comme « l’électricité la moins chère de l’histoire » dans ses derniers rapports World Energy Outlook.
Comment le solaire baisse la facture de tous
Même pour ceux qui n’ont pas de panneaux, le développement du solaire est bénéfique.
- Les énergies sont appelées sur le réseau par ordre de coût croissant.
- Les énergies renouvelables (coût marginal nul) sont appelées en priorité.
- Plus il y a de solaire injecté dans le réseau à midi (pic de consommation), moins on a besoin d’allumer les centrales à gaz (coûteuses) qui fixent le prix marginal.
Résultat : Le solaire tire mécaniquement le prix moyen de l’électricité vers le bas sur les marchés de gros.
Déconstruire le mythe des « coûts cachés »
L’argument récurrent des opposants est le « coût système » (le réseau, l’intermittence). Là encore, les faits sont têtus.
- Réseau : la production locale (boucle locale) réduit les pertes en ligne liées au transport de l’électricité sur de longues distances.
- Intégration : RTE (Réseau de Transport d’Électricité) confirme dans ses scénarios « Futurs Énergétiques 2050 » qu’un mix avec une forte part de renouvelables est techniquement maîtrisable et économiquement pertinent, souvent plus compétitif que les scénarios de réindustrialisation nucléaire seule.
En bref : le take-away de Tous Solaires
- Champion des coûts : Avec une baisse de près de 90 % de ses coûts en 10 ans, le solaire est aujourd’hui l’énergie la plus compétitive à installer (Source : Lazard / AIE).
- Assurance anti-crise : Le solaire permet aux territoires de fixer leur coût de l’énergie sur 20 ans, se protégeant ainsi de la volatilité des marchés fossiles.
- Gain collectif : L’injection massive de solaire fait baisser le prix de gros de l’électricité pour tous les consommateurs français grâce à l’effet de « Merit Order ».
Sources
- Agence Internationale de l’Énergie (AIE) – World Energy Outlook.
- Lazard – Levelized Cost of Energy Analysis (Version 17.0).
- RTE – Futurs Énergétiques 2050.
Le solaire est le réseau du XXIème siècle. Partagez cette fiche pour soutenir une agriculture durable et souveraine !



