Points clés de l’article
C’est une petite révolution silencieuse qui gagne nos régions. Loin des gigantesques parcs solaires, des communes rurales et périurbaines décident de produire et de consommer leur propre électricité « en circuit court ». En 2025, la réglementation change la donne et permet de voir plus grand. Exemple inspirant en Normandie.
La minute décryptage :
💡 Qu’est-ce que l’autoconsommation collective?
Imaginez que l’électricité qui allume l’école de vos enfants ou le gymnase du quartier soit produite sur le toit de la mairie, à quelques centaines de mètres de là. Ce n’est plus de la science-fiction, c’est le modèle de l’autoconsommation collective.
En France, le phénomène explose : on comptait déjà 379 opérations actives en 2024, un chiffre qui a doublé en un an. Si l’Occitanie et le Grand Est font la course en tête, c’est en Normandie qu’un modèle de réussite fait école.
La « success story » de Malaunay
Située en Seine-Maritime, la commune de Malaunay (6 000 habitants) prouve qu’on n’a pas besoin d’être une métropole pour agir. La ville a installé 1 700 m² de panneaux photovoltaïques répartis sur ses toitures publiques (église, écoles, centres techniques).
Le résultat est concret :
- La commune produit près de 300 MWh par an.
- Elle autoconsomme la majeure partie de cette électricité pour alimenter ses propres bâtiments municipaux.
- Le surplus (environ 25 %) est revendu, générant des recettes réinvesties dans d’autres actions de transition.
Pour le maire, l’objectif est clair : viser 100 % d’énergie renouvelable et locale d’ici 2050. Une stratégie qui permet à la collectivité de « sécuriser son budget électricité » face aux hausses de prix du marché.
2025 : l’année du changement d’échelle
Pourquoi en parler maintenant ? Parce qu’un verrou réglementaire vient de sauter. Jusqu’ici, l’autoconsommation collective était souvent limitée à un périmètre restreint (2 km entre les participants).
Un nouvel arrêté (février 2025) change la donne pour les territoires ruraux :
- Le périmètre s’élargit : il est désormais possible d’étendre l’opération à l’échelle de toute l’intercommunalité (EPCI) sur dérogation.
- Plus de puissance : la limite de puissance des projets passe de 3 MW à 5 MW.
Conclusion
Il est désormais possible de partager l’électricité non plus juste entre voisins, mais entre villages voisins.
Cette évolution ouvre la voie à des projets « de territoire » où une toiture agricole performante peut alimenter la zone d’activité du village d’à côté.
« Pour nos régions, c’est l’opportunité de transformer chaque toit en une brique de souveraineté énergétique locale. »
En bref : le take-away de Tous Solaires
- La preuve par l’exemple : la commune de Malaunay démontre la viabilité du modèle avec 1 700 m² de toitures actives produisant 300 MWh par an pour ses propres bâtiments.
- Une dynamique nationale : l’autoconsommation collective n’est plus une niche, le nombre d’opérations a doublé en un an pour atteindre près de 380 projets actifs en France.
- Changement d’échelle en 2025 : la nouvelle réglementation permet désormais de voir plus grand (projets jusqu’à 5 MW) et plus loin (périmètre étendu à l’intercommunalité), libérant le potentiel des zones rurales.
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